Atelier

Atelier Intermed : la médiation à l'international

Rendez-vous le lundi 2 février pour l'atelier « La médiation à l’international ». Participez à l'un des 4 groupes d’échanges prévus pour l'occasion, en compagnie d’un·e professionnel·le.

Groupe 1 : La médiation scientifique à l’international : un défi interculturel ! avec Caroline Vilatte – IRD

Présent dans une cinquantaine de pays en Afrique, en Asie et en Amérique Latine, l’IRD est confronté à un défi majeur : partager la science avec des publics aux langues, aux cultures et aux réalités multiples, parfois sur des sujets sensibles ou dans des situations géopolitiques complexes.

Comment déployer, depuis la France, des dispositifs pédagogiques internationaux tenant compte de la diversité de ces contextes ? Comment concilier des méthodologies de médiation variées ? Comment éviter également que nos propres représentations culturelles n’influencent le projet ?

Le dispositif « Questions d’égalité », qui porte sur l’égalité de genre en Méditerranée, illustre parfaitement la complexité de la médiation scientifique internationale. Il combine ainsi la coordination avec des partenaires locaux et internationaux, l’adaptation des ressources à des milieux culturels et linguistiques différents et la gestion d’imprévus tels que des tensions politiques ou des changements législatifs. Chaque étape du projet requiert adaptabilité, écoute et ajustements constants. Ces projets montrent que la médiation scientifique n’est pas seulement un partage de savoirs : c’est un véritable apprentissage du dialogue, de la co-construction et de la compréhension interculturelle.

Groupe 2 : Médiations et initiatives culturelles originales – retours d’expérience, avec le Collectif taïwanais Ground Zero Studio

Une immersion stimulante au cœur du paysage culturel taïwanais, pour ouvrir de nouvelles perspectives et nourrir nos pratiques.

À travers l’intervention de Ground Zero Studio, la présentation de leurs projets et, particulièrement, de “Burndown Cake”, nous vous invitons à découvrir une approche originale à fort ancrage local, mêlant médiation culturelle, traditions et street food ! Ground Zero Studio est un collectif taïwanais qui explore de nouvelles formes de création à la croisée de l’art, du design et de l’engagement citoyen, avec un fort ancrage dans le territoire et la vie quotidienne.

Le projet “Burndown Cake”, inspiré du gâteau Castella traditionnel, transforme la street food en outil de lien et de sensibilisation : un moyen de rapprocher les habitants, des monuments historiques de leur quartier. Distribué dans les rues à proximité de bâtiments patrimoniaux en danger, parfois détruits par le feu ou l’abandon, ce gâteau, dont les moules reprennent les formes de détails architecturaux, devient un support poétique et militant pour interpeller sur la préservation du patrimoine architectural taïwanais.

Groupe 3 : Projets développés en Europe, avec Elodie Chabrol – Pint of science

Pint of science est un festival de vulgarisation scientifique, créé en 2013 au Royaume-Uni, qui a lieu désormais dans plus de 25 pays, en Europe, mais aussi à l’international. Alors qu’est-ce que ce festival ? Comment l’évènement est-il parvenu à se déployer ? Peut-on penser le même format dans tous les pays ? Quels sont les éventuels freins au changement d’échelle pour un festival de vulgarisation scientifique ? Au travers de l’exemple de Pint of science, ce sous-groupe interrogera et questionnera les projets développés en Europe.

Groupe 4 : Focus sur une structure culturelle, avec Clément Burzawa – ONG Objectif Sciences International

Focus sur l’ONG Objectif Sciences International avec Clément Burzawa, responsable du programme de recherche participative et d’éducation aux sciences « OSI-Wild attitude ». Nous nous intéresserons à la proposition de faire des sciences participatives avec un groupe d’explorateur·ices amateur·ices sur les habitats naturels de la faune en danger, de l’éléphant au bonobo en passant par la panthère des neiges. Un double objectif de sensibilisation à la biodiversité et de soutien aux populations autochtones. Une interview en immersion, où il conviendra d’explorer des formes de médiation par la pédagogie de projet, ou comment faire des sciences sans être un expert ?