Biodiversité de la Maurienne-01-Des cygnes chanteurs en Maurienne

Publié par La Dauphinelle, le 16 février 2019   170

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Un des projets de la Dauphinelle est de recenser et de suivre la biodiversité de la Maurienne. Nous allons par ces articles vous apporter des informations ponctuelles sur ce sujet.

Ce numéro 1 sera consacré à la présence en février 2019, sur l'Arc, de deux jeunes cygnes chanteurs venus reprendre de l'énergie en se nourrissant dans l'Arc en Haute-Maurienne.

Il existe, en Europe, 3 espèces de cygnes :

- le plus commun, le cygne tuberculé a le bec rouge (et un tubercule noir sur le bec pour les mâles),

- le cygne chanteur que nous allons vous présenter plus particulièrement,

- le cygne de Bewick, qui est le plus oriental des cygnes européens, en vivant en été au niveau du cercle polaire arctique, en Russie.

Ces deux derniers cygnes ont le bec jaune. La différence réside dans le jaune du cygne de Bewick qui s'arrête à la narine, tandis que chez le cygne chanteur, le jaune passe en-dessous de la narine.


Le cygne chanteur vit, en été, à minima au sud de la Suède et jusqu'au delà du cercle polaire arctique, de l'Islande à la Scandinavie, la Finlande et à la Russie.

Il hiverne, en France, jusqu'en Camargue, puis remonte au fur et à mesure vers le nord de l'Europe. C'est dans ce déplacement que deux jeunes cygnes presque adultes sont venir faire une étape en Maurienne.

Ce sont de jeunes oiseaux dont les plumes sont encore marrons. Les adultes reproducteurs sont entièrement blancs. Ils pèsent de 8 à 11 kg, et ont donc besoin de beaucoup d'énergie pour effectuer leur migration. Ils se sont arrêtés sur l'Arc à la recherche de nourriture et de repos.

Toutefois, cette halte risque d'être de courte durée. En effet, après un après-midi à se nourrir, la hausse du niveau d'eau venant des barrages (gestion énergétique des humains oblige) les a délogés alors qu'ils semblaient vouloir passer la nuit tranquille.

Ils ont dû aller un peu plus loin et reviendront demain pour se nourrir et se nettoyer les plumes. 

Ces oiseaux font partie de la famille des Anatidae (prononcez anatidé), tout comme les oies, les canards plongeurs et de surface, les tadornes, les sarcelles, etc.

Pour vous commenter les photos de Guido Meeus (libres de droit en citant l'auteur), nous avons utiliser deux livres particulièrement intéressants :

- Le guide encyclopédique des oiseaux du Paléarctique occidental de Mark Beaman et Steve Madge (Editions Nathan, 1999)

- L'atlas des oiseaux de France métropolitaine (Nidification et présence hivernale) de Nidal Issa et Yves Muller (Editions Delachaud & Niestlé, 2015)

Et vous pouvez venir découvrir la biodiversité de la Maurienne sur le site internet :

www.ladauphinelle.fr

GM le 16 février 2019