Biodiversité de la Maurienne-02-Le printemps est là !

Publié par La Dauphinelle, le 28 avril 2019   140

Xl chevalier guignette 572pix

Certes l'hirondelle ne fait pas le printemps...                 ... Mais elle y contribue !

Les hirondelles de rocher arrivent d'habitude vers la fin février, en Maurienne. En 2019, nous les avons vues pour la première fois, à Orelle, le 26 février. Toutefois, le "gros des troupes" arrivent à la mi-mars.

 Quant aux hirondelles rustiques, elles viennent juste d'arriver, fin avril.

Mais ce ne sont pas les seuls migrateurs qui longent l'Arc pour nicher en montagne.

Les chevaliers guignettes (ci-dessus) ont été vus depuis quelques jours à Val Cenis Sollières-Sardières. Ces oiseaux vont partager la rivière avec les cincles plongeurs dont les jeunes commencent à quitter le nid.

Mais il y a des migrateurs qui ne font que passer, comme les aigrettes garzettes observées les 26 et 27 avril, de Saint Martin la Porte à Val Cenis Termignon.

Elles se reconnaissent aisément à leurs doigts jaunes au bout de pattes noires. Mais ce seront plutôt leurs grandes plumes de la tête qui leur permettra d'être identifiées.

Les plantes nous apportent également leur lot de beautés cachées. Nous ne vous en présentons que deux, mais toutes petites, aux fleurs vert-jaune, la dorine à feuilles alternes (ci-dessous à gauche) et la moscateline (à droite)...

Les insectes sont également bien présents. Aux papillons dont les imagos (adultes) passent l'hiver (petite et grande tortue, morio, citron, etc.), émergent de nouvelles espèces en avril : le pamphile, le flambé et bien d'autres.

Ci-dessus, à gauche une petite tortue (Aglais urticae (Linnaeus, 1758)) qui malgré ses ailes très abimées volent tout aussi bien que ses congénères en bon état; à droite, une grande tortue (Nymphalis polychloros (Linnaeus, 1758)) également en mauvais état... On ne passe pas l'hiver sans heurts et désagréments !

Comment les distinguées l'une de l'autre ?  Sur les ailes antérieures de la grande tortue, il y a un gros point noir suivi de trois points plus petits vers l'extérieur de l'aile. La petite tortue a aussi un gros point noir, mais seulement deux petits points noirs vers la bordure de l'aile... Les autres détails qui les séparent ne sont pas visibles sur ces photos.

En regardant au sol, nous voyons également tout une diversité, même avec des espèces communes. Voici trois punaises noires et rouges sensiblement toutes de la même grandeur...

 Regardez leurs ornementations, elles sont toutes différentes.

A gauche, la punaise écuyère (Lygaeus equestris (Linnaeus, 1758)),

Au centre, le gendarme (Pyrrhocoris apterus (Linnaeus, 1758)),

A droite, la punaise à damier (Spilothethus saxatilis (Scopoli, 1763))

Voilà quelques-unes des découvertes que vous pouvez faire en regardant la nature autour de vous. Elle recèle de multiples formes de vie, tout aussi adaptée à leur vie, que nous à la notre...

Pour aller plus loin :

La Dauphinelle vous souhaite de belles découvertes,

Guido Meeus, le 28 avril 2019